
Rives de la Lergue, mars 2010
Un des grands moments de l’année : quand les premières feuilles d’un vert tendre indescriptible illuminent de printemps les sous-bois en partie dénudés.

Rives de la Lergue, mars 2010
Un des grands moments de l’année : quand les premières feuilles d’un vert tendre indescriptible illuminent de printemps les sous-bois en partie dénudés.

Orchidée Barlie de Robert. Mas Audran, mars 2010
À l’exemple de la musique, le silence est fait pour les différentes heures de la vie.
Le matin, il est rougeoyant des braises de la nuit, son éclat est sombre et déjà, en son coeur, il est cendre froide.
Le silence du soir est tremblant d’attente. Il accompagne les vengeances et les séductions.
Quelquefois, pourtant, sa fièvre n’est que celle de l’observateur. On dit alors qu’il est inaperçu.
C’est la nuit que le silence déploie ses tentures les plus lourdes, ses longs velours d’orient, plis et replis, fastes et néfastes. Au fond, c’est la noce du silence et des ténèbres qui est l’ultime cérémonie.
Michel Thion, Traité du Silence (éditions Voix d’encre)

Jeune pousse d'euphorbe. Mas Audran, mars 2010

Fleur de lamier amplexicaule. Lacoste, mars 2010

Rives de la Lergue, janvier 2010

Graminées en sous-bois. Février 2010. (Secret de l'èrba)
e lo silenci se pòbla d’estelas aganidas varalhant a l’azard dau lume se tustant e espetant coma se desraba un aubre e se segan lai blats
et le silence se peuple d’étoiles épuisées errant au hasard de la lumière se heurtant et éclatant comme l’on déracine un arbre et se fauchent les blés
Joan-Ives Casanova (enfra lei treùs, éditions Jorn)

Lac du Salagou, janvier 2010

Avoine. Lacoste, mai 2009

Après la pluie. Lacoste, juin 2009
Fotosintèsi : ma sòrre la fuèlha fa son umil prètzfach de planta al lum, renovant l’èr de l’atmosfèra vièlha, mentre que ieu fau mon trabalh tan crum e material, lo de l’òme qu’asuèlha, produire una consciéncia del folhum, çò que de mòrt promesa un pauc consola, units que sèm dins una astrada sola.
Photosynthèse : ma sœur la feuille accomplit son humble tâche de plante dans la lumière, renouvelant l’air de la vieille atmosphère, pendant que moi, je fais mon travail aussi obscur et matériel, celui de l’homme qui regarde, produire une conscience de la feuille, ce qui de mort promise console un peu, unis que nous sommes dans une seule destinée.
Jean-Claude Forêt, extrait de Cants de l’octava. (Anthologie de poésie occitane contemporaine, revue Triages, 2009 - Tarabuste éditions -)
(Secrets de l’èrba)

Méliques ciliées et folle avoine. Lacoste, 23 juin 2009