
Graminées, juin 2009
” Rien ne peut altérer le tourbillon, lent ou rapide, de la musique, dans notre sensibilité. Rien que la musique, seule avec elle-même, dans la plénitude de ses charmes. Touchant à des parts de nous-mêmes que nous ignorions, et qui s’étonnent d’être ainsi évoquées et tirées des cavernes obscures où elles sommeillaient. Où elles auraient pu dormir toute une vie, la nôtre, sans que nous sachions jamais ce qui peut se cacher au fond de notre nuit.
Le plus clair, le plus profond, le plus riche, le plus étrange de tout l’or qu’en lui cache chacun de nous. Sans le savoir. Dans l’innocence du misérable qui, étendu sur des tas de chiffons, ne saura jamais qu’il vient de passer sa dernière nuit sur un sac d’or. Alors qu’il est mort de faim et de froid. “
Max Rouquette, Ils sont les bergers des étoiles
Une manière d’annoncer que le mois prochain paraîtra le n°4 des Cahiers Max Rouquette avec un dossier central sur “Max Rouquette et la musique“. Et qu’à l’automne le disque Rasims de luna (réalisé à partir du concert exceptionnel donné à l’Opéra Comédie de Montpellier en juin 2008 à l’occasion du centenaire de l’écrivain), devrait être enfin disponible.












