
Calabrun (Aspitates ochrearia, mars 2011)
« Voir la lumière polarisée et les radiations ultra-violettes, étirer la durée de l’instant, palper la forme des odeurs, entendre les ultra-sons, mesurer la température, l’humidité, la vitesse du vent, peut nous apparaître comme de simples curiosités de la nature. C’est pourtant à partir d’elles que l’insecte se construit son propre univers perceptif. Nous vivons sur la même planète, mais dans des décors radicalement différents. Et le décor que nous peignent nos sens n’a pas plus de réalité ni d’exactitude que ce monde étranger perçu par les insectes. »
Claude Nurisdany et Marie Pérennou, Microcosmos (La Martinière, 1996)












