23 février 2010

Lavogne. Causse du Larzac, hiver 1998
“La lavogne est un point d’eau, parfois mare, parfois résurgence. Elle est destinée aux troupeaux qui courent s’y abreuver. Pour éviter détériorations du sol et herbes envahissantes, la lavogne est souvent pavée, dans son large pourtour incliné vers l’eau.
Création uniquement fonctionnelle, elle devient alors un étrange objet d’art. Étrange, dans la nature sauvage des plateaux hantés par le vent et les corbeaux, la lavogne éclaire soudain le jour de son œil brillant et doux de cyclope rêveur. Sur lequel s’inclinent, dans la solitude, les fronts des brebis et la grâce impatiente des oiseaux.”
Max Rouquette
Texte et photo extraits du livre Larzac (éd. Cardabelle)
Mots-clefs : Max Rouquette
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21 février 2010

Bernard Santacruz. Montpellier, octobre 2008
La musique est ainsi : elle demande,
interroge avec insistance
- l’amour ? le monde ? la vie ?
Nous ne savons pas, et jamais
ne le saurons.
Comme si elle ne disait rien elle
finit par tout dire.
Ainsi : s’écoulant, brûlant jusqu’à
la fulgurance - et enfin
le silence blanc du désert.
Auparavant pourtant, comme une syllabe tremblante,
elle commence à jaillir, blesse,
caresse la plus lointaine des étoiles.
Eugenio de Andrade, Les lieux du feu
(traduit du portugais par Michel Chandeigne). Ed. L’Escampette.
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14 février 2010

Delà l'aiga #2, février 2010
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11 février 2010
(Joan-Maria Petit)

Jean-Marie Petit. Clapiers, février 2010
Et ma main retomba.
Il y avait tous les mots
Sur le sol de ma chambre
Comme des fleurs sauvages
Et tu t’en vêtis
Avant de t’en aller.
Un vent jaloux tourbillonnait
À la fenêtre
Qui s’était trompé de matin.
E ma man retombèt.
I aviá totes los mots
Sul ponde de la cramba
Coma de flors salvatjas
E te ne vestiguères
Abans de te n’anar.
Un vent gelòs revolumava
A la fenèstra
Que s’èra enganat de matin.
Jean-Marie Petit, extrait de Petaçon / Manteau d’Arlequin (Éditions Jorn)
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9 février 2010

Causse du Larzac, 1995 (archives argentiques)
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7 février 2010

Causse d'Aumelas, fevrier 2010
À vingt kilomètres à peine de Montpellier, la steppe : Aumelas est un plateau lunaire et aride, un causse Méjean en réduction, battu par le vent et recouvert de garrigue basse : kermès, cistes, genévriers… Une végétation qui renaît régulièrement de ses cendres, les incendies étant fréquents (1200 hectares en octobre dernier).

Causse d'Aumelas, février 2010
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27 janvier 2010

(pas si folle) avoine. Mai 2009
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26 janvier 2010

Prieuré de Serrabonne. Pyrénées-Orientales, 1997
Non : mon cœur deviendra une tour,
je me posterai sur ses bords :
là où il n’est plus rien, encore des souffrances,
encore l’indicible et l’univers encore.
Une chose perdue encore dans l’immense
que frappent l’ombre et la lumière,
un suprême visage encore qui désire
et rejeté dans l’insatiable,
un extrême visage de pierre
docile aux poids qui sont en lui,
que les lointains qui le tuent en silence
forcent à un croissant bonheur.
Rainer Maria Rilke : Le solitaire (Nouveaux poèmes, éd. du Seuil)
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