
La vigne à nu (1). Vallée de l'Orb, avril 2010

La vigne à nu (1). Vallée de l'Orb, avril 2010

Vignes sous un ciel changeant. Lodévois, Terrasses du Larzac, Mars 2010
Crépuscule

Vallée de la Lergue, mars 2010

Roseaux, rives de la Lergue, mars 2010
Le ciel couvert estompe les nuances discrètes du paysage, dans l’attente des couleurs du printemps

Cirque de Mourèze, mars 2010
Tant m’an laguiat las paraulas de vent
lo parladís de gralhas sul teulat
dau mond ambé son bruch de ferramenta
qu’a d’oras ai envaja de pas dire
mas paraulas qu’a las combas desèrtas
als arnavèsses, a la felze, a la bruga,
a la ròca en son pes que de mil ans somiaira
sap la virtut e l’espés dau silenci.
Segur que siái qu’emai m’ausigan pas
quauqu’un darrièr fai d’eles sas aurelhas.
Tant m’ont lassé les paroles de vent,
le babil de corneilles sur le toit
du monde, avec son bruit de ferraille
que, parfois, j’ai envie de ne dire
mes paroles qu’aux combes désertes,
aux paliures, à la fougère, à la bruyère,
à la roche, en son poids, songeuse de mille ans
qui du silence sait la force et l’épaisseur.
Certain que s’ils ne m’écoutent pas,
quelqu’un fait d’eux ses oreilles.
Max Rouquette, extrait de D’aicí mil ans de lutz (éditions Jorn)

Château de Puilaurens, Aude, 1997
“De cette histoire et de ces héros fous, il ne reste plus qu’une chanson de geste, dont les mots sont de pierre, dont la musique est faite de lumière, de pierre et de vent. Et puis, dressés tout en haut des socles que la nature a façonnés de ses doigts de géants pour ceux-là qui n’étaient que des hommes, les sarcophages du souvenir.”
Michel Roquebert, Citadelles du vertige
À suivre…

Les 4 saisons d'une vigne (2). Mars 2010, après la taille

Les 4 saisons d'une vigne (1). Décembre 2009, avant la taille

Cirque de Mourèze, mars 2010

Lavogne. Causse du Larzac, hiver 1998
“La lavogne est un point d’eau, parfois mare, parfois résurgence. Elle est destinée aux troupeaux qui courent s’y abreuver. Pour éviter détériorations du sol et herbes envahissantes, la lavogne est souvent pavée, dans son large pourtour incliné vers l’eau.
Création uniquement fonctionnelle, elle devient alors un étrange objet d’art. Étrange, dans la nature sauvage des plateaux hantés par le vent et les corbeaux, la lavogne éclaire soudain le jour de son œil brillant et doux de cyclope rêveur. Sur lequel s’inclinent, dans la solitude, les fronts des brebis et la grâce impatiente des oiseaux.”
Max Rouquette
Texte et photo extraits du livre Larzac (éd. Cardabelle)

Janvier 2010