Landar lo paisatge

 

Cirque de Mourèze

Cirque de Mourèze, juin 2010

landar lo paisatge es se landar e pastar au dintre l’argila
agotar lei laurons dei lutz desalenadas e i marcar la clava

parcourir le paysage c’est aussi se parcourir et pétrir en soi l’argile
tarir les sources des lueurs essoufflées et y laisser la trace

Joan-Ives Casanova, Enfra lei trèus / Traversée des brumes, éditions Jorn

 

6 commentaires sur “Landar lo paisatge”

  1. amira dit :

    Superbe ! Mais quel est cet animal ? -)) un rhinocéros ? -))

  2. Georges dit :

    Une espèce totalement inconnnue : à Mourèze, on est sur une autre planète.

  3. jlb dit :

    bouche ouverte oeil mi-clos…. qui gobe les étoiles en renvoie la lumière.

  4. el duende dit :

    Je ne l’ai jamais vu comme ça, avec cette couleur chaude du couchant. Un vrai paysage de conte de fée ! Cours vite fillette avant que l’ogre ne t’attrape et ne fasse de toi et de ton ingénuité qu’une bouchée! Quand je redescends de la crête et que tombe la nuit, j’ai toujours peur de me laisser emprisonner dans le labyrinthe et de rencontrer un satyre au détour du chemin…

  5. eva dit :

    Quand j’ai vu votre billet d’aujourd’hui, je me suis souvenue immédiatement de cette photo. Cette photo qui évoque pour moi la silhouette d’Anita Eckberg se baignant dans la fontaine de Trevi dans le film “La Dolce Vita”, une silhouette de femme maintenant démodée… Oui, cette roche façonnée est comme la figure de proue d’un navire presque immobile… Ce qui me fascine dans “le minéral” c’est justement l’apparence d’immobilité, l’immobilité qui n’est qu’une apparence puisque le minéral est vivant, pas seulement visuellement, mais chimiquement…

  6. Georges dit :

    J’avoue que je n’avais pas pensé à Anita Eckberg ! Mais si mes photos stimulent l’imaginaire, tant mieux ! Les pierres sont vivantes évidemment… Et de plus les dolomies sont tellement sensibles à l’érosion…