Archive pour juin 2010

Une belle journée

Lundi 28 juin 2010

 

Coléoptère Cryptocéphalus sp

Cryptocéphalus sp sur un chardon. 26/06/10, Espinouse

Les critiques au petit pied aiment à souligner que tel poème, largement rythmé, signifie tout simplement que la journée est belle. Mais dire que la journée est belle est une chose difficile, et cette belle journée, en elle-même, va disparaître. Par conséquent, il nous faut conserver cette belle journée dans un souvenir fleuri et prolixe, et consteller ainsi de fleurs nouvelles ou d’astres nouveaux les champs et les cieux de l’extériorité, éphémère et vide.

Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquilité

Entre deux notes

Vendredi 25 juin 2010

 

Abbaye de Moissac

Abbaye de Moissac, Tarn et Garonne, 1997

Je suis la pause entre deux notes
qui s’harmonisent mal :
la note de la mort veut monter à l’aigu.

Mais dans la nuit de l’intervalle
toutes deux frémissantes
s’accordent.
Et le chant reste beau.

R-M Rilke, Le livre d’heures

Dans le vent

Mardi 22 juin 2010

 

Stipe penné

Cheveux d'ange (Stipe penné). Causse de Blandas, juin 2010

La prima tota (8)

Samedi 19 juin 2010

 

Genêts et chataigners en fleurs

Genêts et chataîgners en fleurs. Soumont, Lodévois, juin 2010

Rasims de luna

Mercredi 16 juin 2010

Raisins de lune

Jeunes raisins

Jeunes raisins, juillet 2007

Une photo qui a un peu d’avance sur le calendrier, pour annoncer la souscription à un beau coffret CD qui paraîtra en octobre prochain :
Rasims de luna, un voyage musical dans l’univers poétique de Max Rouquette.

Comme tout est détaillé sur les quelques pages qui lui sont consacrées, je vous le laisse découvrir ici.

La prima tota (7)

Vendredi 11 juin 2010

 

Olivier et graminées

Olivier en fleurs et graminées. Lacoste, juin 2010

Lépidoptèrimania

Mardi 8 juin 2010

 

Boloria euphrosyne

Boloria euphrosyne (Gd collier argenté). Col du vent, mai 2010

Si j’avais une seconde vie, la concurrence serait rude mais une option serait de la consacrer aux lépidoptères. Tout y est fascinant, mais pour se limiter à l’aspect visuel, la symétrie, le sens du plus infime détail nécessaire à l’identification, les variations à l’infini des motifs des ailes selon les espèces comme autant de tableaux abstraits différents au recto et au verso, la façon dont ceux-ci se transforment selon la lumière et son orientation, tout cela est un bonheur. Sans parler de leur connivence avec les plantes, et des contrastes et harmonies qui en découlent.

Il y a aussi l’effet collection qui joue un rôle indéniable, et qui peut entraîner facilement une certaine addiction. D’autant que j’ai des antécédents de “collectionnite” et que la photographie remplace heureusement aujourd’hui les épingles et les boîtes de mon enfance.

Je ne peux m’empêcher de penser à la passion dévorante de Nabokov pour ces petites bêtes : il fut un éminent spécialiste d’une sous-famille des Lycénidés et sa passion a failli l’emporter sur la littérature. Un bon article à ce sujet ici.

Tout cela pour dire que vous n’avez pas fini de voir de temps à autre des parpalhons (papillons en occitan) sur ce blog !

La prima tota (6)

Samedi 5 juin 2010

 

Orchis singe

Orchis singe (Orchis simia). Larzac, mai 2010