
Boloria euphrosyne (Gd collier argenté). Col du vent, mai 2010
Si j’avais une seconde vie, la concurrence serait rude mais une option serait de la consacrer aux lépidoptères. Tout y est fascinant, mais pour se limiter à l’aspect visuel, la symétrie, le sens du plus infime détail nécessaire à l’identification, les variations à l’infini des motifs des ailes selon les espèces comme autant de tableaux abstraits différents au recto et au verso, la façon dont ceux-ci se transforment selon la lumière et son orientation, tout cela est un bonheur. Sans parler de leur connivence avec les plantes, et des contrastes et harmonies qui en découlent.
Il y a aussi l’effet collection qui joue un rôle indéniable, et qui peut entraîner facilement une certaine addiction. D’autant que j’ai des antécédents de “collectionnite” et que la photographie remplace heureusement aujourd’hui les épingles et les boîtes de mon enfance.
Je ne peux m’empêcher de penser à la passion dévorante de Nabokov pour ces petites bêtes : il fut un éminent spécialiste d’une sous-famille des Lycénidés et sa passion a failli l’emporter sur la littérature. Un bon article à ce sujet ici.
Tout cela pour dire que vous n’avez pas fini de voir de temps à autre des parpalhons (papillons en occitan) sur ce blog !