Archive pour mars 2010

Calabrun

Mercredi 31 mars 2010

Crépuscule

Vallée de la Lergue

Vallée de la Lergue, mars 2010

Silence

Samedi 27 mars 2010
Orchidée Barlie de Robert. Mas Audran, mars 2010

Orchidée Barlie de Robert. Mas Audran, mars 2010

À l’exemple de la musique, le silence est fait pour les différentes heures de la vie.

Le matin, il est rougeoyant des braises de la nuit, son éclat est sombre et déjà, en son coeur, il est cendre froide.

Le silence du soir est tremblant d’attente. Il accompagne les vengeances et les séductions.
Quelquefois, pourtant, sa fièvre n’est que celle de l’observateur. On dit alors qu’il est inaperçu.

C’est la nuit que le silence déploie ses tentures les plus lourdes, ses longs velours d’orient, plis et replis, fastes et néfastes. Au fond, c’est la noce du silence et des ténèbres qui est l’ultime cérémonie.

Michel Thion, Traité du Silence (éditions Voix d’encre)

Monochromie

Lundi 22 mars 2010

 

Roseaux, rives de la Lergue

Roseaux, rives de la Lergue, mars 2010

Le ciel couvert estompe les nuances discrètes du paysage, dans l’attente des couleurs du printemps

Tant m’an laguiat…

Samedi 20 mars 2010
Rochers de Mourèze

Cirque de Mourèze, mars 2010

Tant m’an laguiat las paraulas de vent
lo parladís de gralhas sul teulat
dau mond ambé son bruch de ferramenta
qu’a d’oras ai envaja de pas dire
mas paraulas qu’a las combas desèrtas
als arnavèsses, a la felze, a la bruga,
a la ròca en son pes que de mil ans somiaira
sap la virtut e l’espés dau silenci.
Segur que siái qu’emai m’ausigan pas
quauqu’un darrièr fai d’eles sas aurelhas.

Tant m’ont lassé les paroles de vent,
le babil de corneilles sur le toit
du monde, avec son bruit de ferraille
que, parfois, j’ai envie de ne dire
mes paroles qu’aux combes désertes,
aux paliures, à la fougère, à la bruyère,
à la roche, en son poids, songeuse de mille ans
qui du silence sait la force et l’épaisseur.
Certain que s’ils ne m’écoutent pas,
quelqu’un fait d’eux ses oreilles.

Max Rouquette, extrait de D’aicí mil ans de lutz (éditions Jorn)

Désir de lumière

Jeudi 18 mars 2010
Euphorbe

Jeune pousse d'euphorbe. Mas Audran, mars 2010

Printemps !

Lundi 15 mars 2010

 

Lamier

Fleur de lamier amplexicaule. Lacoste, mars 2010

Citadelles du vertige

Dimanche 14 mars 2010

 

Château de Puilaurens

Château de Puilaurens, Aude, 1997

“De cette histoire et de ces héros fous, il ne reste plus qu’une chanson de geste, dont les mots sont de pierre, dont la musique est faite de lumière, de pierre et de vent. Et puis, dressés tout en haut des socles que la nature a façonnés de ses doigts de géants pour ceux-là qui n’étaient que des hommes, les sarcophages du souvenir.”

Michel Roquebert, Citadelles du vertige

Les 4 saisons d’une vigne

Vendredi 12 mars 2010

À suivre…

vigne en hiver 2

Les 4 saisons d'une vigne (2). Mars 2010, après la taille

 

vigne en hiver 1

Les 4 saisons d'une vigne (1). Décembre 2009, avant la taille

Carnaval de Limoux

Mardi 9 mars 2010
carnaval de limoux

Carnaval de Limoux. Aude, mars 2010

Dimanche dernier à Limoux, c’était la sortie de toutes les bandes de fécos. Voir sur la nouvelle version de mon site d’autres images de ce fabuleux carnaval qui dure 3 mois, de janvier à mars.

Aubre de paraulas

Samedi 6 mars 2010
Hêtre

Hêtre, Plateau de l'Escandorgue, décembre 1994

Aubre de paraulas, aubre de vent, te ses plantat au pus chaud de mon sang, e tas raiç me curan la mecha dau òs.

Mon sang e ma vita ! Si los te chau per viure. Ma saliva, mon còrs, lo vent que passa entre mas dents : los vequí.

Mon còr, mon arma, los vòles : los as. Me vequí tot, me vequí ieu, que ne sui res. Non ne sui res. Mas tu !

Mas tu ! Seràs l’aubre de fuec, lo noveu jorn ; faràs sautar de l’ombra chada chausa ela-mesma, coma jamai zo era estada.

Arbre de paroles, arbre de vent, tu t’es planté au plus chaud de mon sang, tes racines me creusent la moelle des os.

Mon sang et ma vie ! S’il te les faut pour vivre. Ma salive, mon corps, le souffle qui passe entre mes dents : les voici.

Mon cœur, mon âme, tu les veux : tu les as. Me voici tout, me voici moi, qui ne suis rien. Non je ne suis rien. Mais toi !

Mais toi ! Tu seras l’arbre de feu, le nouveau jour ; tu feras sortir de l’ombre chaque chose elle-même, comme jamais elle ne l’avait été.

Marcela Delpastre, Saumes pagans