Je dois dire que non.
J’ai résisté longtemps, je m’y suis mis à contrecœur en 2007 bien après la plupart de mes collègues, mais le constat c’est que les avantages surpassent largement les inconvénients, du moins sur un plan photographique avec la dernière génération de reflex. En couleur, selon les sujets, le rendu argentique me convenait mieux, mais parfois aussi c’est l’inverse. Mais comme ça se retravaille en post-production, on peut obtenir le rendu souhaité et rester fidèle à sa ligne si on le veut. Sans compter que l’on peut expérimenter et prendre des risques sur des sujets très délicats sans se ruiner en films.
En NB c’est un peu différent je pense avec les films argentiques très typés au rendu inégalable, ou en tous cas difficile à égaler. Mais je n’ai jamais fait énormément de NB quand j’étais en argentique, à part l’art roman et des portraits, et quelques rares paysages.
Le gros problème de l’arrivée du numérique ne tient pas à des questions artistiques, mais plutôt à ce qu’il a entraîné (avec internet) sur un plan économique et professionnel avec la banalisation de l’image, la dévalorisation du métier, la chute des tarifs, le non respect des droits d’auteur, les banques d’images à 1 € et j’en passe parce que c’est un autre (long) chapitre !
Oui, et on est dans un mouvement général où on donne l’impression que l’art est partout, que tout le monde peut être artiste, et tout est noyé dans la masse : d’où les difficultés économiques, et un système plus fort encore que la censure : l’accumulation, l’empilement, le trop-plein, la noyade, l’indifférenciation…
Très belles photos. Je viens de chez Raymond Alcovère et j’ai des leçons à prendre :- )
Moi aussi, c’est ce que je me dis sans cesse. Et heureusement d’ailleurs, sinon ce serait horriblement ennuyeux : )
Ca fait regretter l’argentique non ?
Je dois dire que non.
J’ai résisté longtemps, je m’y suis mis à contrecœur en 2007 bien après la plupart de mes collègues, mais le constat c’est que les avantages surpassent largement les inconvénients, du moins sur un plan photographique avec la dernière génération de reflex. En couleur, selon les sujets, le rendu argentique me convenait mieux, mais parfois aussi c’est l’inverse. Mais comme ça se retravaille en post-production, on peut obtenir le rendu souhaité et rester fidèle à sa ligne si on le veut. Sans compter que l’on peut expérimenter et prendre des risques sur des sujets très délicats sans se ruiner en films.
En NB c’est un peu différent je pense avec les films argentiques très typés au rendu inégalable, ou en tous cas difficile à égaler. Mais je n’ai jamais fait énormément de NB quand j’étais en argentique, à part l’art roman et des portraits, et quelques rares paysages.
Le gros problème de l’arrivée du numérique ne tient pas à des questions artistiques, mais plutôt à ce qu’il a entraîné (avec internet) sur un plan économique et professionnel avec la banalisation de l’image, la dévalorisation du métier, la chute des tarifs, le non respect des droits d’auteur, les banques d’images à 1 € et j’en passe parce que c’est un autre (long) chapitre !
Oui, et on est dans un mouvement général où on donne l’impression que l’art est partout, que tout le monde peut être artiste, et tout est noyé dans la masse : d’où les difficultés économiques, et un système plus fort encore que la censure : l’accumulation, l’empilement, le trop-plein, la noyade, l’indifférenciation…